15/08/2007

LE FABULEUX DESTIN D'ONDER TURACI

L’ancien Standardman est devenu une star dans le pays de ses parents. Vice-capitaine de Fenerbahce, Onder Turaci (26 ans) vit dans les plus beaux quartiers d’Istanbul, fréquente les grands du football, a assisté au mariage de Nicolas Anelka, adore se rendre à Bodrun, ne doit plus se faire de soucis pour son avenir et celui de sa famille.

 Pourtant, il doit encore penser de temps en temps aux coins de son enfance, à la Pizzeria que ses parents tenaient avec leurs proches à Saint-Nicolas, près de Liège. L’ambiance était chaleureuse et, pour trois sous, on avait droit à un bon repas et aux sourires des Turaci. Bien éduqué, Onder traçait son chemin dans le monde du football. Prêté à Visé, il éclata à La Louvière (48 matches de D1 de 2000 à 2001) avant de revenir à Sclessin. Onder Turaci confirma sa percée (61 présences en championnat de 2002 à 2004), décrocha des sélections avec les Espoirs belges, etc.

Il y a trois ans, intéressés par son talent, sa jeunesse, son travail et son sérieux, les « géants » de Turquie frappèrent à sa porte. Impossible de résister et Pierre François affirmait récemment, avec un clin d’œil, au micro d’Erik Libois (RTBF radio) « Il voulait à tout prix accepter l’offre du club de sa vie, Galatasaray. Mais, au bout du compte, ce fut Fenerbahce. »  Là, en trois ans, Onder a gagné deux titres de Champion de Turquie, découvert la Ligue des Champions etc.

 C’est banco sur toute la ligne sauf en équipe nationale. Lassé d’être snobé par Aimé Anthuenis, il fut sélectionné une fois avec la Turquie (en juillet 2004 contre la Biélorussie), mais il ne joua pas car la fédération  turque expédia dix jours trop tard (le 25/1/2005 alors que la date limite était le 15/1/2005) à la Fifa un document demandant sa naturalisation footballistique. Plus tard, dans l’espoir de régler le problème, il refusa une sélection avec les Diables Rouges pour le match amical contre le Luxembourg en février 2006.

 Depuis, Onder s’est remis à la disposition de l’équipe nationale qui n’a plus fait appel à lui. On n’en serait jamais arrivé là si Aimé Anthuenis n’avait pas ignoré sa classe.  Cela ne ternit pas trop le fabuleux destin d’Onder Turaci (en fin de contrat à Fenerbahce) parti de rien avant d’atteindre les sommets tout restant le chouette gars de Saint-Nicolas.

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09:40 Écrit par purfootball dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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